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Mammaprint : un TEST pour limiter les chimiothérapies ?

Un test de laboratoire serait capable de déterminer la présence ou l’absence de risque de récidive d’un cancer du sein !

Mammaprint ou la biologie moléculaire au service de la prise en charge du cancer du sein.

Lors de la découverte de votre cancer du sein, tout est fait pour vous « débarrasser » de votre tumeur et des cellules cancéreuses qui pourraient circuler dans votre corps. Malgré cela, certains cancers peuvent réapparaître quelques années plus tard : ils récidivent.
Pourquoi ? Est il possible et comment savoir dès le départ les cancers qui risquent de récidiver ?

Actuellement, il est très difficile d’estimer le risque d’éventuelle future progression d’un cancer, de déterminer avec exactitude le caractère agressif ou pas de votre tumeur. Un nouveau test de laboratoire, Mammaprint, serait capable d’identifier ces « tumeurs à risque » et ainsi d’aider la prise de décision quant au traitement post opératoire à prévoir !

Comment ?
Chaque tumeur, chaque cancer du sein est différent. Ces différences ne sont visibles et ne peuvent être détectées qu’à l’intérieur même des cellules cancéreuses. Le test Mammaprint utilise un petit échantillon de tissu cancéreux prélevé lors de la chirurgie pour analyser l’intérieur de chacune des tumeurs, au niveau de l’activité des 70 gènes les plus porteurs d’information (dans chaque cellule cancéreuse, il existe plus de 30 000 gènes différents). Ainsi la mesure de cette activité permettrait d’en savoir plus sur le comportement de la tumeur et de déterminer son risque de récidive.

Nos gènes à l’origine de l’éventuelle agressivité d’un cancer ?
Les gènes sont identiques dans toutes les cellules du corps d’une même personne. Mais, dans les différents tissus du corps, certains gènes sont actifs ou inactifs, selon la fonction normale du tissu. En cas de cancer, l’activité normale du gène est perturbée. Les cellules cancéreuses sont capables de développer et de construire des protéines qu’elles ne devraient pas fabriquer, comme par exemple les protéines qui permettent aux cellules de grandir de manière incontrôlée. Schématiquement, on peut se représenter les protéines comme des outils qui permettent aux cellules d’agir pour maintenir le corps en vie ou, pour l’endommager. Si des cellules cancéreuses quittent leur organe d’origine pour migrer ailleurs dans le corps, elles « endommagent » le corps car elles détruisent et remplacent les tissus sains. Le test Mammaprint pourrait évaluer la perturbation de l’activité du gène et ainsi dire si une tumeur est capable ou pas de s’étendre.

A savoir également : ce TEST n’est « réalisable » que pour les cancers du sein sans envahissement ganglionnaire.

Mammaprint : avancée spectaculaire dans la lutte contre le cancer du sein ?? Seul l’avenir nous le dira.

Le Parisien aussi en parle :
Le test s'appelle MammaPrint et pourrait permettre de prévenir les chimiothérapies inutiles pour un quart de femmes victimes d'un cancer du sein. Présenté par les laboratoires hollandais Agendia, le MammaPrint est le premier test de diagnostic du cancer du sein analysant non pas les cellules mais les gènes de la tumeur. Le but : établir un verdict plus précis, permettant de prédire avec une certitude de 95 % si un cancer va récidiver ou pas et donc, d'adapter le traitement en fonction de ce risque.
« Dans le cas du cancer du sein, la chimiothérapie est souvent prescrite d'une manière préventive, après la chirurgie, au cas où la maladie récidiverait. Or, dans beaucoup de cas, on pourrait se passer de ce traitement et de ses effets secondaires », affirme Yves Derveaux, responsable d'Agendia pour la France.

La technologie des puces à ADN

Ce test qui a fait l'objet de recherches et de publications très sérieuses comme dans la revue britannique « The Lancet » est déjà utilisé dans plusieurs hôpitaux aux Etats-Unis, où il a obtenu en février 2007 l'approbation de la Food and Drug Administration (FDA), l'Agence du médicament américaine. En France, il n'est pour l'instant pratiqué que dans le cadre d'essais cliniques, dans une dizaine d'établissements hospitaliers publics et privés. Comme ce n'est pas un médicament, sa commercialisation ne nécessite chez nous aucune autorisation sanitaire. Il est donc déjà disponible pour les femmes qui le désirent. « Toutefois, ce test coûte 2 000 € et n'est pas encore remboursé par la sécurité sociale. Le dossier devrait être déposé prochainement par le fabricant auprès de la Haute Autorité de santé. Surtout, le personnel médical n'est pas encore formé à ce nouvel outil.

La technologie du MammaPrint est celle des puces à ADN. Ce sont des sortes de microprocesseurs qui permettent d'analyser 70 gènes connus pour le rôle qu'ils jouent dans le cancer du sein. Lors de la biopsie, une fois qu'un cancer a été diagnostiqué, on prélève quelques cellules que l'on place ensuite sur ces microprocesseurs. Puis on passe le tout dans un scanner. Quelque temps plus tard, on obtient un graphique montrant clairement quels sont les gènes anormalement surexprimés ou sous-exprimés. En fonction de ces résultats, on peut dire quel est le degré d'agressivité du cancer et le risque de rechute. Et décider si le patient a besoin d'une chimiothérapie ou pas. Dans l'avenir, ces tests pourraient s'appliquer à d'autres cancers, comme ceux du poumon et du côlon.
Alexandra Echkenazi - Le Parisien